En France, il est interdit de photographier ou de filmer les audiences au sein des cours d’assises. Véritable artiste de l’ombre, le dessinateur judiciaire est le seul à pouvoir mettre en image le déroulement d’un procès. Mais qui est-il réellement ? Quelles sont les études recommandées ? À quoi ressemble le quotidien de ce professionnel ? Faisons le point sur le métier de dessinateur judiciaire !

Le métier de dessinateur judiciaire est une spécialité de l’illustration exigeant une grande réactivité et une capacité d’observation hors pair. Contrairement à l’illustrateur classique, ce professionnel travaille dans l’urgence, sans possibilité de mise en scène. Zoom sur l’histoire de la discipline, ainsi que le rôle et les missions du dessinateur judiciaire pour mieux comprendre la profession.
L’histoire du dessin judiciaire est intimement liée à l’évolution du droit et de la presse. En France, la loi du 6 décembre 1954 interdit les appareils de prise de vue dans les salles d’audience. Il s'agit d'un texte qui vient compléter la loi du 29 juillet 1881, sur la liberté de la presse. Depuis cette nouvelle loi, le dessin est devenu le seul moyen visuel légal pour représenter l’intérieur d’un procès criminel.
L’objectif ? Éviter que les flashs et le mouvement des caméras ne perturbent la sérénité des débats, comme lors du procès Dominici. Procès qui a d’ailleurs motivé la création de cette loi. Le dessin demeure également un rempart contre le voyeurisme tout en garantissant le droit à l’information.
Le dessinateur judiciaire n’est pas un simple exécutant technique. Il agit comme un témoin oculaire dont le regard - bien qu’artistique, est soumis à une éthique de vérité. Son rôle principal consiste à combler l’absence de photos et vidéos.
L’enjeu est de traduire l’indicible : la tension d’un accusé, la douleur d’une partie civile ou la solennité des magistrats. Le dessinateur doit faire preuve d’une neutralité exemplaire. Bien que son trait soit personnel, il ne doit pas caricaturer les protagonistes. Autrement, il manquerait à son devoir d’information et/ou pourrait porter atteinte à la dignité des personnes représentées. Il est le garant d’une mémoire visuelle qui, sans lui, s’évaporerait dès la levée de l’audience.

Accéder à cette profession ne se fait pas par une voie unique. Le métier n’étant pas réglementé, il est tout à fait possible d’y accéder de plusieurs manières. En plus des études classiques ou des formations professionnelles, le métier de dessinateur judiciaire exige certaines qualités et compétences. Explications…
Il n’existe pas de diplôme d’État officiel pour devenir dessinateur judiciaire. Cependant, un bagage académique en arts plastiques ou en arts appliqués est quasi indispensable pour acquérir la maîtrise technique nécessaire. Les cursus les plus couramment suivis incluent :
Face à la rareté des formations spécifiques, l’apprentissage à distance représente une alternative sérieuse et flexible. Des établissements comme l’EDAA proposent des formations en ligne en illustration, particulièrement adaptées aux futurs dessinateurs judiciaires.
L’intérêt de la formation à distance réside dans la possibilité de travailler à son propre rythme et depuis chez soi. De quoi bien s’entraîner au dessin d’observation et à la morphologie tout en bénéficiant de corrections professionnelles. La flexibilité du format permet par ailleurs de fréquenter les tribunaux en parallèle des études pour s’exercer en conditions réelles. C’est le meilleur moyen d’appréhender la gestion du stress et la rapidité requise.

L’exercice de cette profession répond à des réalités économiques et matérielles très spécifiques. Il est préférable de bien les connaître avant de se lancer dans une telle carrière ! Statut et salaire, conditions de travail, débouchés : voici ce qu’il reste à savoir…
Le statut le plus fréquent est celui de pigiste ou de travailleur indépendant (auto-entrepreneur ou artiste auteur). En effet, très peu de rédactions emploient des dessinateurs judiciaires à plein temps.
En raison de l’intermittence de l’activité, la rémunération est très variable. Un dessinateur reconnu peut espérer stabiliser ses revenus mais peut rarement en vivre. Il est donc indispensable de cumuler le croquis d’audience avec d’autres formes d’illustration (édition, publicité, etc.).
Concernant les tarifs, le dessinateur judiciaire est généralement payé à la pige. Il est ainsi rémunéré au dessin, ou à la journée de présence au tribunal. Les tarifs varient selon la notoriété du média pour qui il travaille (presse nationale, régionale, télévision, etc.). Ils sont souvent compris entre 150 € et 500 € la pige.
En plus de la rémunération initiale, le dessinateur peut percevoir des droits de reproduction. Il touche ainsi des droits d’auteur si ses œuvres sont réutilisées dans des documentaires, des livres ou des expositions.
Les conditions de travail du dessinateur judiciaire sont souvent précaires. En effet, ce dernier n’a pas nécessairement de bureau. Lors des audiences, il est principalement assis sur les bancs du public, parfois dans des positions inconfortables, avec son carnet sur les genoux.
Son matériel doit donc être adapté : peu encombrant et propre. Sont privilégiés les feutres fins, les crayons de couleur, les pastels secs ou l’aquarelle avec pinceau à réservoir d’eau.
Avec l’évolution technologique, certains tribunaux commencent à tolérer l’usage de tablettes numériques. Elles doivent cependant être en mode silencieux et sans connexion active durant les débats. Mais le papier reste la norme traditionnelle la plus acceptée.
Le principal débouché pour cette profession reste le secteur des médias. Le dessinateur judiciaire peut donc vendre ses croquis d'audience à la presse écrite et web (quotidiens nationaux et presse régionale). Il peut également travailler pour la télévision. Les chaînes d’information en continu sont de grandes consommatrices de croquis pour illustrer leurs comptes-rendus et reportages.
L’illustration judiciaire a également sa place dans le monde de l’édition, notamment lors de la publication de romans graphiques ou bandes dessinées documentaires retraçant certains affaires célèbres. Certains dessins sont quant à eux rachetés par les Archives Nationales ou Départementales pour leur valeur historique. Ils sont alors destinés à intégrer les fonds documentaires publics.
Enfin, il arrive que des avocats ou magistrats commandent des croquis originaux en souvenir de procès ayant marqué leur carrière.
Vous souhaitez mettre l’art au service de la vérité et de l’histoire contemporaine ? Suivez la formation illustrateur de l’EDAA et perfectionnez votre technique de dessin afin de devenir dessinateur judiciaire !
Gwendoline
J'ai aimé mon expérience en Prépa Artistique et pouvoir m'organiser à ma façon! Une communication fluide, un espace de travail riche d'informations et facile à prendre en main! J'attends le bon moment pour envisager de passer la formation en... Lire plus
Anne-Sophie
Une école à distance, proche des élèves. La formation à distance permet une liberté d'organisation de son emploi du temps, ce qui n'entrave pas l'accompagnement . Les référents pédagogiques répondent... Lire plus
Marie-Noëlle
Une formation complète avec une équipe pédagogique au top, très réactive et très pro. L'interface proposée pour le e-learning est très intuitive et ludique. Pour autant, les contenus sont denses et vont bien au-delà des objectifs de... Lire plus
Anne-Cécile
J'ai beaucoup cherché l'école de mes rêves et ce sont les commentaires des autres élèves qui m'ont guidée sur le net... Me voilà inscrite... Et ravie. Une équipe au top, des cours passionnants et un suivi sans faille...! Je prends... Lire plus
Jean-Pierre
Très bon suivi par les équipes pédagogiques, les devoirs ont toujours leur corrigé avec des explications claires et précises. Rien à dire ! Lire plus
Jean-Michel
Je prends actuellement des cours à distance en décoration intérieure et suis très satisfait de la qualité des cours de l'EDAA ainsi que la disponibilité de l'équipe pédagogique. Les cours sont complets, accessibles et très bien... Lire plus
Marie Laure
Excellent ! Je suis actuellement en reconversion professionnelle en décoration d'intérieur. Cela fait maintenant un an que je poursuis cette formation avec l'EDAA. C'est une école que je recommande vivement à tous ceux qui sont passionnés de... Lire plus
Chrystelle
Une formation qui offre un véritable apprentissage. Élève en Illustration, je suis très satisfaite de cette formation qui correspond parfaitement à ce que je recherchais. Très complète, elle offre un véritable apprentissage et des... Lire plus
Besoin d'informations ?
Indiquez vos coordonnées pour obtenir
une documentation gratuite
Besoin
d'informations ?
Un conseiller vous accompagne de A à Z.
Établissement privé d'enseignement à distance soumis au contrôle pédagogique de l'état.


