De médecin à artiste : Maïeva nous raconte son parcours à l'EDAA
Portraits d'élèves
Médecin de formation mais artiste dans l'âme, Maïeva, alias MayeDraw, explore depuis toujours le dessin comme un moyen d'expression et de partage. Entre portraits en noir et blanc, illustrations jeunesse et découverte des outils numériques, elle construit un univers artistique riche.
Quel a été votre parcours avant de rejoindre l'EDAA ?
J'exerçais la médecine tout en continuant à dessiner sur mon temps libre. Le dessin a toujours occupé une place importante dans ma vie, mais j'avais envie de développer mes compétences et de lui donner une place plus grande dans mon parcours professionnel.
Pourquoi avoir choisi de rejoindre l'EDAA et une formation à distance ?
J'ai choisi l'EDAA pour la qualité de son enseignement et pour la possibilité d'apprendre à mon rythme. La formation à distance était la solution idéale pour pouvoir concilier mes apprentissages artistiques avec mon activité professionnelle, qui est particulièrement prenante. Elle me permet d'avancer progressivement tout en prenant le temps d'explorer pleinement les différentes facettes de la création visuelle.
Vous suivez actuellement deux formations à l'EDAA. Où en êtes-vous dans votre parcours ?
Je suis actuellement deux cursus à l'EDAA : la formation Illustration et la formation Graphisme. J'ai validé environ la moitié de chacune de ces formations et je travaille aujourd'hui sur leur seconde partie. J'avance à mon rythme, en prenant le temps d'expérimenter, de découvrir de nouvelles techniques et d'enrichir ma pratique artistique.
Qu'avez-vous découvert et apprécié dans ces formations ?
Ces formations m'ont permis de découvrir énormément de choses. L'une de mes premières surprises a été de redécouvrir les feutres à alcool et les crayons de couleur, des outils que je n'avais plus utilisés depuis l'école primaire ! Cette redécouverte a été une véritable révélation et m'a donné envie de développer une nouvelle branche de mon univers artistique : l'illustration jeunesse.
Avant l'EDAA, je dessinais principalement à l'intuition, sans réelle méthodologie. J'ai appris à construire mes créations différemment, notamment grâce aux bases de la perspective et à l'expérimentation de nouvelles techniques traditionnelles comme l'aquarelle.
La grande découverte a également été le monde du numérique, avec des logiciels comme Photoshop, Illustrator ou Animate, que je ne connaissais pas du tout. J'avais au départ une vision assez négative de ces outils, mais mon regard a complètement changé. J'ai compris qu'ils nécessitaient un véritable savoir-faire et qu'ils pouvaient être de formidables compléments aux techniques traditionnelles.
Ces formations m'ont permis de sortir de ma zone de confort, d'élargir mon champ créatif et d'aborder mes projets avec davantage de méthode. J'apprécie particulièrement la diversité des exercices proposés, qui stimulent la créativité tout en apportant des bases solides.
Pouvez-vous nous présenter un ou deux devoirs « coup de cœur » ?
Le premier est une illustration autour d'une coccinelle demoiselle. Ce projet a fait ressortir mon âme d'enfant : je ne l'ai pas vécu comme un simple devoir, mais comme un véritable moment de plaisir créatif où j'ai pu laisser libre cours à mon imagination.
Un autre projet qui m'a beaucoup marquée est celui autour des Fables de La Fontaine, où il fallait réaliser des illustrations inspirées de l'univers graphique de Saul Bass. Le travail de réflexion et de recherche a été exigeant, mais extrêmement enrichissant. Ce projet m'a également poussée à utiliser davantage les outils numériques, que j'appréhendais au départ.
Souhaitez-vous nous parler d'un projet personnel ?
Je réalise également des portraits, principalement en noir et blanc et en sépia. Ces créations me permettent de travailler autour de l'expression, de l'émotion et de la personnalité de chaque modèle.
Quels sont vos projets à l'issue de la formation ?
À l'issue de mes formations, je souhaite continuer à développer mon activité artistique tout en approfondissant mes compétences en graphisme afin de proposer une approche plus complète.
Je souhaite notamment développer la partie illustration jeunesse, avec des projets à visée éducative autour de thématiques qui me tiennent particulièrement à cœur.
Je souhaite également poursuivre mon travail autour du portrait en noir et blanc et continuer à exposer mes œuvres. J'ai déjà eu l'occasion de présenter mon travail depuis 2021 à Paris, à Roissy-en-France, mais aussi à l'étranger, notamment au Sénégal.
L'art m'apporte un profond sentiment de liberté. Il me permet de dépasser mes propres limites, d'aller à la rencontre de nouveaux publics et de créer des liens qui dépassent les frontières géographiques et culturelles.